Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/32

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M. DUBOIS, fils, s’asseyant.

Ce n’est pas que je ne sache écrire, au moins ; mais c’est qu’il m’est venu un mal d’aventure au pouce, qui me fait un mal de chien, de façon que je n’en peux rien faire, ni le jour ni la nuit ; j’ai la main grosse comme votre tête.


M. DISCRET.

Ah bien ! je vous donnerai un remede, qui vous emportera cela, comme avec un rasoir, & sans douleur.


M. DUBOIS, fils.

Après la lettre. Voici, Monsieur, dequoi il retourne. Je suis amoureux d’une Demoiselle, & je voulois l’épouser ; mais elle me fiche malheur, depuis quelques jours, ainsi que sa mere : cela me déplaît à moi ; parce que je suis un gaillard, qu’il ne faut pas me dire, en deux fois, une même chose. Voilà la lettre qu’elle m’a écrite ce matin, à quoi je veux faire une réponse un peu salée, là ; vous m’entendez bien.


M. DISCRET.

Laissez, laissez-moi faire, vous serez content. Mais voyons la lettre.