Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/34

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M. DISCRET.

C’est plaisant ; mais ce n’est pas son écriture, ainsi ce n’est pas elle.


M. DUBOIS, fils.

Je vous dis que c’est son écriture. Oh ! elle écrit bien, ce n’est pas par-là que le pot s’enfuit.


M. DISCRET.

C’est que vous ne savez pas ce que je veux dire. Ah ! ça ! je m’en vais vous faire une réponse : quel style voulez-vous ?


M. DUBOIS, fils.

Comme vous voudrez ; je veux l’envoyer promener, ainsi que sa mere, sur-tout ; parce que c’est comme cela qu’il faut traiter les femmes, pour en venir à bout.


M. DISCRET.

C’est bien dit. Vous connoissez bien le beau sexe.


M. DUBOIS, fils.

Je veux faire semblant comme si je n’avois pas reçu sa lettre, & que cela vienne premierement de moi, ce que je lui dirai.


M. DISCRET.

Je vous entends bien. Vous allez voir. (Il écrit.)