Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/38

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M. DUBOIS, fils.

C’est moi-même ; c’est que j’avois déserté ; & voilà pourquoi on m’avoit fait passer pour mort.


M. DISCRET.

Cela fait une différence ; mais, en ce cas-là, nous sommes cousins.


M. DUBOIS, fils.

Ah ! j’en suis charmé. Parbleu il faudra boire chopine ensemble.


M. DISCRET.

Je ne demande pas mieux ; je m’en vais cacheter cette lettre, & puis je vous menerai à un endroit, où il y a de bon vin. Je m’en vais mettre l’adresse à Mademoiselle, Mademoiselle Janneton ?


M. DUBOIS, fils.

Sans doute.


M. DISCRET, écrivant & cachetant.

Voilà votre affaire finie, cousin. (Il lui donne la lettre.) Si vous voulez venir à présent…


M. DUBOIS, fils, mettant la main à la poche.

Mais il faut que je vous paye.


M. DISCRET.

Bon, entre parens. Et puis vous allez payer