Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/81

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M. TROTBERG.

Je n’ai rien donné qui soit avis.


M. DUBREUIL, pere.

Je vous demande pardon ; avis, c’est conseil, avertissement.


M. TROTBERG.

Ah, permettez que j’écrive avertissement, conseil, c’est avis. (Il écrit.)


M. DUBREUIL, pere.

Oui, Monsieur.


M. TROTBERG.

Tiaple ! je croyois, à Nuremberg, savoir bien la Langue du François, je vois à présent que c’est bien autrement encore que je disois.


M. DUBREUIL, pere.

Vous parlez bien, cependant.


M. TROTBERG.

Ah ! comme cela, pas trop autrement, & je suis impatientement que Monsieur votre fils, il soit ici, pour me expliquer mieux.


M. DUBREUIL, pere.

Il arrivera bientôt, il n’est qu’à trois lieues d’ici, il sait que vous devez venir, & je l’ai envoyé querir.


M. TROTBERG.

Querir ? Est-ce courir ?