Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/107

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quelques heures à passer le temps ensemble. Mais crac le beau temps ne pouvait tenir, trois jours complets c’est trop, ainsi en ce moment (15h) il tombe de l’eau, de cette façon sûrement nos camarades ne viendront pas, c’est partie manquée, dommage.

Je reçois à l’instant deux lettres de Papa et une de Petite Sœur, tout le monde est toujours en bonne santé je suis content !

J’ai vu sur le journal que tous les sergents seront à solde mensuelle, c’est une injustice réparée. —

Un tuyau ! Il y aura un départ de permissionnaires le 2 Juillet et un autre le 20, je serai sans doute de ce dernier, hip ! hip hourra !…


13 Juin. — Rien de nouveau ; de plus en plus je pense à ma permission, et de plus en plus on cause de départs prochains. —

J’ai reçu ensemble avant-hier une lettre de Marreler et deux de Mademoiselle Baronnet.

Le beau temps est revenu ; en faisant ma promenade quotidienne avec mon chien j’ai trouvé sur mon chemin une grosse vipère, je l’ai tuée avec mon bâton. —

En ce moment je souffre des dents, cela va jusqu’à m’empêcher de dormir. —

Je suis au repos demain