Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/9

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c’est désespérant !

À l’instant on appele « aux Patates » C’est bien d’être cabot, cela m’évite de mouiller. Ces pauvres bougres ils vont se tremper…

21h30 — Ce soir, j’ai vu Rabusseau comme d’habitude, nous sommes restés ensemble jusqu’à 20h30 — Pour rentrer j’ai eu la lune qui m’éclairait, assez faiblement c’est le commencement. Quelle boue sur la route, je suis tout crotté. (censuré). Pas de lettres de mes parents, celle de Blagnac est du 9. Près de moi Beauvais en a eu 13, je n’ai pas de chance, ce sera peut-être pour demain, je le souhaite bien fort.

Bonne nuit, je vous embrasse tous très très fort.


27 janvier — 13h — ce matin le soleil s’est un peu montré aussi à 11h on a ouvert la tente. j’ai Il court un bruit : Il y a besoin de génie pour travailler à Salonique, le capitaine se débrouille paraît-il pour que le peloton reste ici, c’est ce qui explique pourquoi nous ne sommes pas partis ce matin comme nous devions ; ça aurait dû cela, malheureusement à l’instant on vient de toucher les vivres de réserve, xxxxxxx alors ???

À partir d’aujourd’hui, je numéroterai mes lettres pour rappel xxxxxxx je le noterai dans la marge de ce journal. Nous ne partons pas encore !

Le soir je suis allé voir Rabusseau à Salonique.