Page:Carnet de guerre n°2 d'Alexandre Poutrain.pdf/183

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donne, je le verserai à votre compte de ravitaillement à Quéant. »

Personne n’a protesté.

Deux ouvriers m’ont dit en tête à tête et du ton d’une conversation : « Alors nous sommes seuls à payer, vous autres, vous ne payez pas ? — Nous ne payons pas, pour le moment ; apres la guerre le gouvernement saura où nous trouver. Quel recours la Commune aura-t-elle pour vous faire payer ? Actuellement vos besoins d’argent sont restreints. Le franc que vous recevez y pourvoit amplement. Voyez de quel prix minime vous payez l’épicerie, le tabac. » En parcourant le village, je n’ai constaté aucun mécontentement.


La commandature défend aux soldats de payer les lessiveuses en marcks. Elle ouvre un bureau où les soldats échangent les marcks contre des bons communaux. C’est un acheminement. Bientot les soldats touchent leur prêt en