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SIXIÈME PARTIE

l’homme et être plus long de deux ou trois doigts. Faisle tenir en l’air par un assistant, sans qu’il touche la face du patient.

Reprends ta bande et tire-la tout autour en fixant l’ourlet qui n’est pas cousu sur les dents du fer, pour que la bande reste attachée entre le fer et la chair, que le cercle soit en dehors, et que tout autour il y ait deux doigts entre la bande et le visage, ou un peu moins, selon ce que tu veux que dépasse la pâte à mouler.

Ici, je t’en avise, est le moment de la jeter.

CLXV.Comment on procure la respiration à la personne dont on moule la figure.

Il te faut faire travailler à un orfèvre deux tubes de cuivre ou d’argent, qui sont plus ronds et plus ouverts par le haut que par le bas, comme est une trompette, et chacun à peu près de la longueur d’une palme, de la grosseur d’un doigt et travaillés le plus légèrement possible. Par le bout d’en bas ils doivent avoir la forme de l’ouverture du nez, et plus petits seulement, assez pour entrer juste à toucher dans la narine sans que le nez ait à s’ouvrir en rien. Fais qu’il y ait des morceaux forés de petits trous dans le milieu au-dessus liés ensemble du pied où puisse entrer l’espace de chair qui sépare une narine de l’autre.

CLXVI.Comment on jette sur l’homme le plâtre pour faire l’empreinte, comment on l’enlève, la conserve et la coule en métal.

Ceci fait, l’homme ou la femme doivent se renverser, placer ces petits tubes dans les narines, et les tenir, lui ou elle-même, avec la main. On prépare du plâtre de Bologne ou de Volterre fait et cuit fraîchement, bien tamisé. Aie près de toi de l’eau tiède dans