Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/134

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DE CnAMFORT. 123

hommes puissaiis; il irpondit : « On peut coupera Samsoii sa chevelure; mais il ne faut pas lui con- seiller de prendre perruque. »

— J’îfî vu, disait M...., peu de fierté dont j’aie été content. Ce que je connais de mieux en ce genre, c’est celle de Satan dans le Paradis Perdu. »

— « Le bonheur, disait M...., n’est pas chose ai- sée. Il est très-difficile de le trouver en nous, et impossible de le trouver ailleurs. »

— On disait que M.... était peu sociable. « Oui, dit un de ses amis, il est choqué de plusieucs choses qui dans la société choquent la nature. »

— On fesait la guerre à M.... sur son goût pour la solitude ; il répondit: « C’est C[ue je suis plus accoutumé à mes défauts qu’à ceux d autrui. »

— M. de...., se prétendant ami de M. Turgot, alla faire compliment à M. de Maurepas d’être délivré de M. Turgot. *

Ce même ami de M. Turgot fut un an sans le voir après sa disgrâce ; et M. Turgot ayant eu be- soin de le voir, il lui donna un rendez-vous, non chez M. Tuigot, non chez lui-même, mais chez Duplessis, au moment où il se lliisait peindre.

Il eut depuis la hardiesse de dire à M. Bert,

qui n’était parti de Paris que huit jours après la mort de M. Turgot : « Moi qui ai vu M. Turgot dans tous les momens de sa vie, moi, son ami in- time, qui lui ai fermé les yeux. »

Il n’a commencé à braver M. Necker, que quand celui-ci fut très-mal avec M. de Maurepas; et