Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/135

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] ’2 4 Ol-UVRES

à sa chute, il alla dîner chez Sainte-Foix avec Bourboulon, ennemi de Necker, qu’il méprisait tous les deux.

Il passa sa vie à médire de M. de Galonné, qu’il a fini par loger ; de M. de Vergennes, qu’il n’a cessé de capter, par le moyen d’Hénin, qu’il a en- suite mis à l’écart ; il lui a substitué dans son amitié Renneval, dont il s’est servi pour faire faire un traitement très-considérable à M. Dor- nano, nommé pour présider à la démarcation des limites de France et d’Espagne.

Incrédule, il fait maigre les vendredi et same- di à tout hasard. Il s’est fait donner cent mille livres du roi pour payer les dettes de son frère, et a eu l’air de faire de son propre argent tout ce qu’il a fait pour lui, comme frais pour son lo- gement du Louvre, etc. Nommé tuteur du petit

Bart, à qui sa mère avait donné cent mille

écus par testament, au préjudice de sa sœur, ma- dame de Verg, il a fait une assemblée de fa- mille, dans laquelle il a engagé le jeune homme à renoncer à son legs, à décliirer le testament; et, à la première faute de jeune homme qu’a faite son pupille, il s’est débarrassé de la tutelle.

— On se souvient encore de la ridicule et exces- sive vanité de l’archevêque de Reims, Le Telher- Louvois, sur son sang et sur sa naissance. On sait combien, de son temps, elle était célèbre dans toute la France. Yoici une des occasions où elle se montra tout entière le plus plaisamment. Le