Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/153

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X’2 Or.ïJVRKS

« Il la porte sur le lit avec une violence incroya- ble, et nous y sommes restés trois jours. »

— On faisait une question épineuse à M..., qui répondit : « Ce sont de ces choses que je sais à merveille quand on ne m’en parle pas, et que j’oublie quand on me les demande. »

— Le marquis de Choiseul-la-Baume, neveu de 1 evéque de Châlons, dévot et grand janséniste, étant très-jeune, devint triste tout-à-coup. Son oncle l’évèque lui en demanda la raison: il lui dit qu’il avait vu une cafetière qu’il voudrait bien avoir, mais qu’il en désespérait. — « Elle est donc bien chère ? — Oui, mon oncle : vingt -cinq louis. » — L’oncle les donna à condition qu’il verrait cette cafetière. Quelques jours après, il en demanda des nouvelles à son neveu. — « Je l’ai, mon oncle, et la journée de demain ne se passera pas sans que vous ne l’ayez vue. » Il la lui montra en effet au sortir de la grand’messe. Ce n’était point un vase à verser du café, c’était une jolie cafetière, c’est- à-dire, limonadière, connue depuis sous le nom de madame de Bussi. On conçoit la colère du vieil évéque janséniste.

— Voltaire disait du poète Roi, qui avait été souvent repris de justice, et qui sortait de Saint- Lazare : ce C’est un homme qui a de l’esprit, mais ce n’est pas un auteur assez châtié. »

— Je ne vois jamais jouer les pièces de ***, et le peu de monde qu’il y a, sans me rappeler le mot d’un major de place qui avait indiqué l’exer-