Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/162

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DE CIIAMFORT. 10 1

— Il est d’usage en Angleterre que les voleurs détenus en prison et sûrs d’être condamnés vendent tout ce qu’ils possèdent, pour en faire bonne chère avant de mourir. C’est ordinaire- ment leurs chevaux qu’on est le plus empressé d’acheter, parce qu’ils sont pour la plupart excel- lens. Un d’eux, à qui un lord demandait le sien, prenant le lord pour quelqu’un qui voulait faire le métier, lui (Ut : « Je ne veux pas vous tromper ; mon cheval, quoique bon coureur, a un très- grand défaut, c’est qu’il recule quand il est auprès de la portière. »

— On ne distingue pas aisément l’intention de l’auteur dans le Temple de Guide, et il y a même quelqu’obscurité dans les détails ; c’est pour cela que madame du Deffant l’appelait \ apocalypse de la galanterie.

— On disait d’un certain homme qui répétait à différentes personnes le bien qu’elles disaient l’une de l’autre, qu’il était tracassier en bien.

— Fox avait emprunté des sommes immenses à différens Juifs, et se flattait que la succession d’un de ses oncles paierait toutes ces dettes. Cet oncle se maria et eut un fils ; à la naissance de l’enfant. Fox dit : « C’est le INIessie que cet enfant; il vient au monde pour la destruction des Juifs. »

— Dubuc disait que les femmes sont si décriées, qu’il n’y a même plus d’hommes à bonnes for- tunes.

— Un homme disait à M. de Voltaire qu’il abu-