Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/73

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Gi oF-uvr.jis

— Mille francs. — C’est bien peu ; et il reprend le ton leste et léger. — Maiî j’ai un prieviré de mille écus. — Mille écus ! bonnes affaires ( cwec l’air de la considération ). — Et j’ai fait la rencontre du maître de cette maison-ci, chez M. le cardinal de Rohan. — • Peste ! vous allez chez le cardinal de Piohan ? — Oui, il m’a fait avoir une abbaye. — Une abbaye! ah! cela posé, monsieur l’abbé, faites- moi l’honneur de revenir dhier chez moi. »

— M. de La Popelinière se déchaussait un soir devant ses complaisans, et se chauffait les pieds ; un petit chien les lui léchait. Pendant ce temps- là, la société parlait d’amitié, d’amis :’« Un ami, dit Me de La Popelinière, montrant son chien, le voilà. »

— Jamais Bossuet ne put apprendre au grand dauphin à écrire une lettre. Ce prince était très- indolent. On raconte que ses billets à la comtesse du Roure finissaient tous par ces mots : Le roi me fait mander pour le conseil. Le jour que cette

comtesse fut exilée, un des courtisans lui demanda s’il n’était pas bien affligé. « Sans doute, dit le dau- phin ; mais cependant me voilà délivré de la né- cessité d’écrire le petit billet. «

— L’archevêque de Toulouse ( Brienne ) disait à M. de Saint-Priest, grand-père de M. d’Entra- gues : » Il n’y a eu en France, sous aucun roi, aucun ministre qui ait poussé ses vues et son am- bition jusqu’où elles pouvaient aller. » M. de Saint- Priest lui dit : V Et le cardinal de llicheheu? — Ar-