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CHIMIE

lution du pyrolignite et du carbonate d’ammoniaque.

Ces analyses par le feu n’offrent point les substances telles qu’elles existent dans les végétaux et les animaux ; elles décomposent les produits naturels, et en présentent les élémens différemment combinés de ce qu’ils étaient.

L’analyse du terreau par les lavages à l’eau est bien plus propre à nous éclairer sur la nature des principes de sa composition, et à nous conduire à la connaissance de son action sur la végétation.

Du terreau pur, formé en rase campagne, lessivé à l’eau bouillante par douze décoctions successives, a fourni à M. de Saussure une quantité d’extrait sec égale à la onzième partie de son poids ; il en a retiré d’une terre forte de jardin, et de la terre meuble d’un champ qui portait une belle récolte, mais en moindre quantité. Cet habile physicien s’est convaincu que la vertu des terreaux n’était pas en raison de la quantité d’extrait qu’ils contiennent.

Le terreau, dépouillé d’une partie de son extractif par les lavages, fournit à-peu-près