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CHIMIE

fertiles, nous verrions que la fertilité diminue en proportion de ce que l’une ou l’autre des trois terres principales prédomine, et qu’elle devient presque nulle dans le cas où le mélange ne présente plus que les propriétés d’une seule.

Le mélange des terres est donc nécessaire pour former un bon sol ; il peut seulement varier, dans la proportion des terres qui le constituent, suivant la nature du climat et l’espèce de végétaux qu’on cultive. La terre calcaire et la silice peuvent exister en plus grandes proportions dans les pays constamment humides que dans les pays secs ; et l’alumine peut, à son tour, prédominer dans les terrains en pente d’où l’eau s’échappe facilement ; mais le mélange des trois terres constitue seul un bon terrain, et une trop forte disproportion dans leur mélange altère la qualité des sols.

Les parties constituantes d’un sol tendent continuellement à s’atténuer et à devenir pulvérulentes. Les labours fréquens, l’action des sels et des fumiers, l’effet des gelées, produisent peu-à-peu cette division extrême ; et