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CHIMIE

animales et végétales, concurremment avec les principes constituans de l’air et de l’eau, formaient les alimens des plantes ; j’ai fait observer que la plante étant immobile, il fallait que ces alimens vinssent la trouver, et qu’ils se présentassent à ses suçoirs dans un état à pouvoir être absorbés ; j’ai ajouté que la chaleur animait la plante et donnait à ses organes la faculté de décomposer ces substances, de les élaborer et de former tous les produits de la végétation.

Mais pour que ces alimens tournent tous au profit du végétal, il faut qu’ils ne lui soient fournis qu’en raison de ses besoins, et que, par conséquent, la décomposition que la plupart d’entre eux doivent subir ne soit ni trop lente ni trop prompte ; le sol paraît jouer le plus grand rôle pour produire ces modifications et servir de régulateur aux autres agens ; il forme un magasin où sont déposés presque tous les alimens, et il doit posséder toutes les conditions convenables pour les fournir à propos au végétal.

Les propriétés dont jouit chacune des terres qui constituent un sol, concourent, par leur