Page:Chaptal - Chimie appliquée à l’agriculture, Tome 1.djvu/168

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
102
CHIMIE

la portion insoluble qui reste au fond du verre, si c’est de la silice ou de l’alumine.

Si ces parties grossières n’étaient que du sable quartzeux ou de la silice pure, les acides et l’eau n’y produiraient aucun effet ; mais on reconnaîtra facilement sa nature, d’après les caractères que nous avons dit appartenir à la silice et à l’alumine.

Il peut encore arriver que ces corps grossiers soient mêlés de débris d’animaux ou végétaux imparfaitement décomposés ; mais on les reconnaît aisément aux caractères tranchans qui les distinguent des substances fossiles.

Il ne s’agit plus que de s’occuper de la partie ténue et pulvérulente qui a passé à travers le crible ; elle contient les terres, les sels et les substances animales et végétales très-divisées.

Pour connaître la nature et les proportions de tous ces principes, on pèse ce mélange, et on le fait bouillir, pendant dix à quinze minutes, dans quatre fois son poids d’eau ; on agite alors la masse, et on laisse reposer : il se forme bientôt un précipité ou dépôt, qui n’est composé que des matières les plus pe-