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une éducation soignée les individus qui sont consacrés par état aux plus rudes travaux de la société.

Cette seconde classe comprend non-seulement tous les hommes qui aspirent à se placer honorablement dans les premiers rangs de la société, pour y payer un tribut de service public dans une profession quelconque, mais elle embrasse encore tous les individus qui, nés dans l’aisance ou placés à la tête d’un grand établissement, ou d’une riche exploitation rurale, veulent diriger leur conduite par des connaissances, et travailler à perfectionner leur art ou à simplifier les procédés d’exécution.

Mais toutes ces professions ont encore des bases communes, puisqu’il est des connaissances générales applicables à toutes ; et c’est pour les acquérir qu’on doit placer au-dessus des premières écoles, des écoles préparatoires à l’étude des arts libéraux, dans lesquelles on enseigne les principes communs à toutes les sciences. Ces écoles peuvent être considérées comme les écoles primaires de toutes les professions qui supposent de l’instruction, et de cette classe nombreuse de la société qui cultive les arts ou les sciences, plutôt par goût que par intérêt ou devoir.