Page:Chaptal - Rapport et projet de loi sur l’Instruction Publique.djvu/27

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comme la santé résultent de l’harmonie qui règne entre toutes les parties.

§. III.

Le Gouvernement doit-il salarier l’instruction ?

Dans tout Gouvernement représentatif, le premier degré d’instruction est nécessaire à tous : c’est donc une dette publique qu’il n’appartient qu’à la société d’acquitter. Sans cela, ce premier avantage serait bientôt la jouissance exclusive d’un petit nombre ; et l’inégalité, la dépendance, s’établiraient sur les premières marches de l’édifice social.

Le second degré d’instruction n’est plus, à la vérité, le besoin de tous : mais, comme l’intérêt public est étroitement lié à son existence, puisqu’il doit fournir des hommes distingués pour tous les services, la société doit assurer et multiplier ces moyens d’instruction. On peut rigoureusement considérer ces écoles comme une éducation préparatoire pour les sciences, comme les véritables écoles primaires des professions libérales : et, sous tous ces rapports, la société doit les salarier.