Page:Chaptal - Rapport et projet de loi sur l’Instruction Publique.djvu/61

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Le salaire de tous les maîtres d’école doit être pris, en partie, sur la totalité de l’arrondissement : c’est pour cette raison que nous avons pensé que la création d’une école devait être délibérée par le conseil de l’arrondissement, et prononcée par le sous-préfet, pour éviter les combinaisons d’un intérêt sordide qui quelquefois pourrait entraîner la détermination du conseil.

Pour alléger le fardeau de cette nouvelle imposition, on croira sans doute avantageux de pouvoir confier au maître d’école, sous la direction du maire, la tenue du registre de l’état civil, et la correspondance municipale. Cette fonction, très-compatible avec celle d’instituteur, assurera à la tenue du registre de l’état civil, l’ordre que réclame cet objet de haute importance ; elle aura, en outre, l’avantage de remplacer le commis ou secrétaire que les quatre cinquièmes de nos municipalités sont tenues de salarier, par suite de l’impossibilité où sont les maires et adjoints de remplir leurs obligations à cet égard : mais cette fonction ne sera exercée par l’instituteur, que dans les seuls cas où la municipalité ne pourrait pas la remplir par elle-même.

Le traitement d’un maître d’école ne sau-