Page:Charlevoix - Histoire du Paraguay, tome 3.djvu/40

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toir j & il fuî bien aife <^ue rtv^quç s*ol frît à Tabroudrc, Il fe rendit chez lui , Ôc des qu'il fviT en fti préfcncc , it fe mit à ge- noux ; l'Evctjae furpris & dcconccrcé , sV mit auiïi. Le Gouverneur lui demanda sa main pour la baiser j Se îe Prébt voulut aizfiî baiser la sienne ; ce cju^il eut fait j fi le Redeut du Collège, qui fe trouva pré- fciu 5 ne lui eut point arreté le Bras, On n'auroic jamais pu deviner , en ks voïant Tuu & Tatitrc dans cette pofturc ^ lequel des deux demandoit ou teccvoit le pardon, Enfîn l'Evcque donna au Gouverneur L'ab* solution qu'il demandoit ; mais les Soldats ne purent obteoii la même grâce qu'en païant l'amende.

Une réconciliai ion fi peu attcudue ne fut pas de durée , & ce fut l'Evêque qui donna lieu à ta rupture. 11 nomma un Portugais , appelle Dicgue Hernandez , Alguazil Mayor du saint Office , & lut permit de porter l'épee. Le Gouverneur, qui n'étoit appa- remment pas instruit de cette nouvelle pro* motion , TaVant rencontré l'épé' au coté , le fit mettre au cachot , parceque depuis la révolution de Porcugai il écoit défendu ^ sous peine de la vie , à tout Etranger de porter les arme^. L'Evêque , au lieu de s'expliquer avec te Gouverneur , le décla- ra excommunié. D. Gregorio fe mocqua de Te te om m uni cation ^ Se condamna le Prifonnier à être pendu. Des que D. Ber- nardin en fut ïnstruit , il envoïa un de fea Prétrcï à ta prison pour encourager TAl- guAïil à prendre fa difgtïicc en patience ^ âc ^ou£ lui dire ^ue s^il fouffroic la mort