Page:Charnacé - Musique et Musiciens, vol2, 1874.djvu/308

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C’est entre le piano soutenu et le forte soutenu dont nous parlions plus haut, que se meut l’exécution. Que deviendra donc celle-ci, si on ne se préoccupe pas de ces points de repère ? Que pourront être les modifications de cette exécution, si les limites extrêmes restent indéterminées ? Elles seront coup sûr si défectueuses, que le meilleur moyen de se tirre d’affaire sera de glisser rapidement en escamotant les difficultés, conformément à la maxime de Mendelssohn, maxime que nos chefs d’orchestre ont du reste élevée à la hauteur d’un véritable dogme. Ce dogme, avec les conséquences qu’on en peut déduire, règne aujourd’hui sans partage dans l’église de nos chefs d’orchestre, et c’est lui qui les pousse à crier à l’hérésie, dès que l’on fait la moindre tentative pour rectifier l’exécution de notre musique classique.

Pour ne point perdre de vue nos chefs d’orchestre, j’en reviens à la mesure, car, ainsi que je l’ai dit plus haut, c’est la pierre de touche qui permet d’apprécier au premier abord l’aptitude d’un chef d’orchestre.

Il est évident que le rhythme d’un morceau ne