Page:Charnacé - Musique et Musiciens, vol2, 1874.djvu/341

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sion, d’exposer un peu plus en détail les motifs du jugement que je porte [1].

Voyons quelles sont les qualités, parmi celles que j’ai signalées chez nos chefs d’orchestre, avec lesquels j’ai personnellement maille à partir, à l’occasion de la représentation de mes opéras. J’ai beau consulter mes souvenirs et mon expérience, je ne puis parvenir à me mettre, sur ce point, d’accord avec moi-même. Est-ce leur manière de comprendre notre grande musique de concert ? Ou bien ne serait-ce pas plutôt l’esprit de leur exécution habituelle des œuvres théâtrales ? Je crois — et ce n’est pas ce qu’il y a pour moi de plus consolant — que ces deux tendances se donnent la main dans l’interprétation de mes opéras, et se complètent l’une l’autre d’une façon fort peu satisfaisante. Lorsque la première — celle qui préside à l’exécution de notre musique classique de concert —

  1. Ce moi seul montre toute la modestie de M. Wagner. Tout-à-l’heure, il va se poser en martyr des chefs d’orchestres !!! C’est sans doute, alors, comme public qu’il parle.
    (Note du traducteur.)