Page:Chateaubriand - Mémoires d’outre-tombe t4.djvu/185

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de vous assurer une majorité immense et inébranlable.

« J’aurai enfin l’honneur de vous faire observer que, c’est demain au soir qu’a lieu chez Piet la grande réunion royaliste, et qu’il serait bien utile que les deux amis pussent demain au soir dire quelque chose qui calmât toutes les effervescences et empêchât toutes les divisions.

« Comme je suis, monsieur le duc, hors de tout ce mouvement, vous ne verrez, j’espère, dans mon empressement que la loyauté d’un homme qui désire le bien de son pays et vos succès.

« Agréez, je vous prie, monsieur le duc, l’assurance de ma haute considération.

« Chateaubriand. »

« Mercredi[1].

« Je viens décrire à MM. de Villèle et de Corbière, monsieur, et je les engage à passer ce soir chez moi, car dans une œuvre aussi utile il ne faut pas perdre un moment. Je vous remercie d’avoir fait marcher l’affaire aussi vite ; j’espère que nous arriverons à une heureuse conclusion. Soyez persuadé, monsieur, du plaisir que j’ai à vous avoir cette obligation, et recevez l’assurance de ma haute considération.

« Richelieu. »

« Permettez-moi, monsieur le duc, de vous féliciter de l’heureuse issue de cette grande affaire, et de

  1. Le mercredi 20 décembre 1820.