Page:Chateaubriand - Mémoires d’outre-tombe t4.djvu/240

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dictent à un homme tel que vous pour établir en leur faveur une présomption puissante aux yeux de tous ceux qui se connaissent en dignité.

« J’attends avec impatience le résultat des prochaines élections pour tirer l’horoscope de la France. Elles décideront de son avenir.

« Adieu, mon illustre ami ; faites quelquefois tomber des hauteurs que vous habitez quelques gouttes de rosée sur un cœur qui ne cessera de vous admirer et de vous aimer que lorsqu’il cessera de battre.

« Ancillon. »

Attentif au bien de la France, sans plus m’occuper de moi ni de mes amis, je remis à cette époque la note suivante à Monsieur :


note.

« Si le roi me faisait l’honneur de me consulter, voici ce que je proposerais pour le bien de son service et le repos de la France.

« Le centre gauche de la Chambre élective a satisfaction dans la nomination de M. Royer-Collard ; pourtant je croirais la paix plus assurée si l’on introduisait dans le conseil un homme de mérite pris dans cette opinion et choisi parmi les membres de la Chambre des pairs ou de la Chambre des députés.

« Placer encore dans le conseil un député du côté droit indépendant ;

« Achever de distribuer les directions dans cet esprit.