Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/110

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


parlons. À ces preuves ſi fortes j’en ajouterai une autre plus concluante encore, tirée du Tombeau qui eſt à la Porte d’Albano. Ce Tombeau doit être jugé appartenir à la Campagne marquée par les ruines pour deux raiſons, la première à cauſe de ſa magnificence très aſſortie à celle des ruines même, & la ſeconde à cauſe de ſa ſituation dans un lieu des appartenances manifeſtes de cet ancien Chateau. Si le Chateau avoit été de Domitien, il s’enſuivroit que le Tombeau devroit être de ce Prince ce qui eſt contredit par ſon Hiſtoire, qui nous aprend, que mis à mort comme un Tyran, il ne reçut les Honneurs funèbres que de Phillis ſa nourrice, qui les lui rendît dans une Maiſon de Campagne qu’elle avoit sur la Voïe Latine, dont on voit les ruines magnifiques vers le VI. mille de cette Voïe à la droite de Torre di mezza via de Fraſcati, d’où elle porta ſécretement ſes cendres dans le Temple de Flaviens [1], élevé par lui, & qui aïant été l’Hôtel particulier de ſa maiſon se trou-

  1. Occiſus est… cadaver ejus Phillis nutrlx in ſuburbano ſuo Latina Via funeravit, & reliquias Templo Flaviæ gentis clam intulit. Sueton. in Domit.