Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/112

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craint de faire main baſſe sur pluſieurs lieux ſacrés qui étoient ſur ſon bord, & qu’il y avoit profané la ſainteté du Lac même en le faiſant ſervir à ſes voluptés [1]. À ces deux premiers caractères, on doit en joindre un troiſième, qu’il étoit tres-voiſin de celui de Pompée & quaſi vis-à-vis, ce qui s’enfuit néceſſairement d’un raiſonnement de Cicéron pour prouver en Clodius un deſſein prémédité, le jour qui lui fut ſi funeſte. Il fut vu, dit-il , au ſortir de son Albanum ſe détourner & s’arrêter à celui de Pompée : ce ne pût être, ajoute-t-il, ni pour voir Pompée qui n’y étoit pas, ni son Chateau qu’il avoit vu mille-fois, il s’enfuit donc qu’il ne s’arrêta à cet Albanum étranger, que pour ne pas s’éloigner du ſien [2], & ſe tenir à portée de proffiter de l’avantage qu’il en attendoit, ſoit à cauſe du Monde qu’il y avoit, ſoit à cauſe de sa ſituation.

  1. Cæſis proſtratiſque ſanctiſſimis lucis, subſtructionum Inſanis molibus opreſſerat… Lacus nemora fineſque omni neſario ſtupro & ſcelere macularat. Ibid. n. 85.
  2. Videte illum egredientem è Villa… Divertit in Villam Pompeii : nt Pompejum videret ? ſciebat in Alfleſi eſſe ; Villam ut perſpiceret ? millies in es fuerat, quid ergo moræ & tergiverſationis ? Dum hic (Mile) veniret locus relinquere noluit. n. 54.