Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/146

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reté des plus extraordinaires. La reſſemblance qu’elle a par là à la pierre formée par les Laves du Véſuve a fait adopter à l’Académicien ſi connu par ſes voïages l’idée puiſée dans la Guida di Napoli qu’elle ait été tirée de ce Volcan. Mais il auroit eu pour elle le mépris qu’elle mérite s’il avoit penſé qu’il s’en falloit de pluſieurs centaines d’années qu’il n’y eut ni Véſuve ni lave, lorsque la Voïe Appiènne par exemple fut faite ; & s’il avoit sçu que la pierre des Voïes ſe trouve en une infinité d’endroits dans la Campagne Romaine même, comme j’ai pu l’obſerver en la parcourant.

Mais ce que les Pierres des Voïes avoient de plus particulier c’étoit leur forme. Elle conſiſta qui le croiroit ! à n’en avoir aucune de fixe. Tout ce qu’on parut obſerver c’eſt qu’elles fuſſent des maſſes de pluſieurs pieds de largeur ſur environ un pied & demi d’épaiſſeur, & qu’elles ſe terminaſſent un peu en pointe par deſſous pour mordre fortement dans le mortier : du reſte on ſembla chercher à deſſein à en faire des Polygones aussi différens pour le nombre des angles que pour la mesure de leurs cotés. On n’en juge pas moins