Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/163

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tie, & en ajoutant que la méthode des Auteurs de l’opinion que je combats ne leur en aiant pas donne la penſée même, il n’ont eu garde de prétendre qu’elle put leur être favorable.

Ce n’eſt pas en effet d’après les caractères qui doivent ſupléer en quelque ſorte l’inſcription de la Campagne d’Horace, qui ne peut ſe trouver, qu’ils la crurent à Albe, mais d’après les ſeules paroles pluſieurs ſoit citées, qui ſi la neige blanchiſſoit les Coteaux d’Albe, il deſcendroit à la Mer. Ils en ont conclu I. que le Poète étoit dans une Campagne d’Albe lors qu’il parloit ainſi : II. qu’il y avoit par conſéquent une Campagne selon la méthode de lui en donner une dans tous les lieux où l’on l’aperçoit.

Mais il eſt bien certain que tant ce principe, que cette conſéquence qu’on en tire ne ſauroient être moins fondés.

C’eſt le texte même de la Lettre à Mécéne rapporté tout entier qui nous fournit la preuve bien préciſe, que ce n’étoit pas de la Campagne d’Albe qu’Horace l’écrivoit. La promeſſe que je vous ai faite, y dit le Poëte à ſon illu-