Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/166

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voit être abſolue, pareequ’ elle ſuppoſoit néceſſairement, qu’elle ſeroit douce, ou au moins modérée ; parceque la Campagne de Sabine ſe trouvant dans les Montagnes, un froid extraordinaire, une neige abondante en particulier dévoient la rendre entièrement impraticable ; & que le cas étoit trop poſſible pour n’être pas prévu & excepté. Mais tel eſt l’amour d’Horace pour la Campagne que ce cas même ne devoit pas le rendre à la Ville : au lieu de lui faire abandonner les Champs, il ne devoit que l’engager à en changer : ce qu’il exprime par les paroles que nous examinons, ſi l’Hyver couvre de neiges le Monts d’Albe , votre Poëte deſcendra à la Mer. Telle eſt l’expoſition littérale du Texte d’Horace dont il réſulte évidemment, qu’il n’eſt nullement queſtion d’aucun paſſage dans la Campagne d’Albe dans le projet conditionel ; que le nom de cette Campagne n’eſt emploïé dans la phrase d’Horace que pour en exprimer l’exception dans le cas de la quelle c’eſt la ſeule Mer qu’on a en vue. Deux raiſons le prouvent invinciblement. La première c’eſt le ſens naturel de la phrase même au quel celui que je refute eſt ſi contraire que d’après