Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/169

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gnie d’Horace ; nous avons vû que pour lui permettre d’aller à la Campagne il lui avoit fait promettre de n’y être que cinq jours précis : après l’abſence d’un mois, il falloit lui annoncer celle de pluſieurs ſaiſons à la quelle on étoit réſolu ; le Poëte le fait de la manière la plus merveilleuſe ; il ne nomme que le mois d’Aouſt déja écoulé, parcequ’un mal paſſé porte avec-foi ſon remède : tout le reſte eſt donné à entendre plutot qu’exprimé. C’eſt l’art qui s’aperçoit par tout qui éclate dans l’image des Monts d’Albe emploïée dans l’objet que nous avons dit : I. ſans doute parceque étant froids & hauts il devoit non ſeulement avoir plutot & montrer plus loin le signe auquel Horace diſoit qu’on pourroit reconnoitre ſon changement de Campagne, mais II. encore plus, parceque ces Monts étant particulièrement vus du quartier des Exquilies où le haut Palais de Mécéne les rendoit encore plus viſibles, Horace en donnant ce ſigne à Mécène voïoit que cet ardent Ami n’auroit beſoin que de ſoi-même pour aprendre la nouvelle de la circomſtance de l’abſence qui la rendoit plus deſagréable, qui étoit que