Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/201

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


qui eſt la Lavicane eſt quaſi toute détruite dés S. Céſario, mais des yeux intelligens ne peuvent pas moins la reconnoitre pour cella. La culture qui l’a bouleverſée, a laiſſé une trace de pierres de Voïe très ſenſible au milieu des champs. La direction de cette trace eſt vers une ruine qu’on appelé Caſtellacio, mais qui eſt une grande enceinte antique de quelque édifice ſitué ſur cette Voïe ; après quoi elle continue juſtement vers l’endroit où j’ai dit qu’on en voit le bout bien conſervé. La ſeconde Voïe, c’eſt-à-dire, celle qui conduisoit à Préneſte est encore plus claire ſe trouvant entière, & ſervant encore dans ſa plus grande partie, ce qui prouve en paſſant que ce n’eſt pas l’uſage des Voïes qui a pû les détruire, mais leur abandon. La troiſième qui étoit celle qui paſſoit par le lieu où eſt Val-Montone, & qui tenoit le milieu entre les deux dont je viens de parler, ſe prouve par ſes deux bouts que j’en ai reconnus, c’eſt-à-dire, par ſon commencement & par ſa fin : le bonheur qui a accompagné pluſieurs de mes recherches voulut qu’une Fondrière produite par un orage qui précéda d’aſsès peu-de-tems l’opération dont je rends