Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/219

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


n’avoient prétendu contracter qu’une pure alliance, ils envoïerent à Rome une Légat pour demander qu’en ſigne de l’égalité qu’elle ſuppoſoit, un des Conſuls fut pris parmi les Latins. On fit deſcendre le Capitole au porteur d’une telle propoſition d’une manière bien différente de celle Voïez Tit. Liv. Livre. VIII. n. 5. & 6.dont il l’avoit monté. C’est Jupiter lui-même qui le précipita, dirent les Romains, ſans penſer à l’ignorance ou au mépris du Droit des Gens dont ils chargeoient le plus grand de leurs Dieux. Les Latins pleins du plus vif reſſentiment réſolurent d’en tirer une vengeance éclatante, & c’eſt Tuſculum qui fournit ſurtout la Cavavalerie pour la Guerre, qui fut telle que les Hiſtoriens Romains même avouent que la victoire ne reſta à Rome, que par le bonheur qu’elle eut de ſe trouver juſtement alors deux Conſuls dont l’un portoit la ſévérité de la Diſcipline juſqu’à faire mourir ſon propre Fils ſous la Hache d’un de ſes Licteurs pour avoir vaincu, un Tuſculan qui l’avoit défié, hors des rangs, c’est Manlius ; & dont l’autre étoit rempli d’un ſi grand zèle pour ſa Patrie, que voïant ſes Légions plier du