Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/248

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Il a été parlé beaucoup de celui de Cicéron dans la I. Partie. Varron ſon Voisin de Campagne à Cumes, l’étoit encore à Tuſculum. Ce nouveau Tusculanum doit paroitre bien intéreſſant puiſque la vie qu’il y menoit engageoit Cicéron à lui écrire ; qu’il l’avoit toujours tenu pour un grand-homme, mais ſur tout depuis que ſa retraite à ſa Campagne le faiſoit être ſeul comme dans un Port au milieu des orages dont on étoit agité ; qu’il s’étoit fait dans ſa profonde Doctrine une félicité indépendente des évenemens ordinaires ; qu’il cederoit volontiers toute ſorte d’autres biens pour celui de pouvoir imiter le modèle de Vie, que ſes jours de Tuſculum fourniſſoient [1]. Cicéron nous aprend encore celui de son Frère dont il se défit pourtant pour acheter une grande maiſon [2], celui d’Anicius ou il s’étoit

  1. Te ſemper magnum hominem duxi, tum quod his tempeſtatibus es prope ſolus in portu, fructuſque doctrinae percipis eos,… ut ea tractes quorum delectatio omnibus eſt anteponenda… Equidem hos tuos Tuſculanenſes dies inſtar eſſe vitæ puto, libenterque omnibus omnes opes conceſſserim, ut mihi liceat iſto modo vivere. Cic. ad Varron. Fsmil. lib. IX. ep. 3.
  2. Tuſculanum venditat (Quintus) ut emat Facilianam domum. Cic. ad Att. lib. I. ep. 2.