Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/252

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le fait que tout nous aprend, que les Campagnes avant lui n’étoicnt que ce que leur nom de Villæ exprime, c’eſt-à-dire, des Batimens ruſtiques avec des champs de l’étendue deſquels nous pouvons juger par ce qui fut avancé dans une harangue publique par un des plus grands hommes, qu’on étoit un mauvais Citoïen quand on n’avoit pas aſſés de ſept arpens [1]. Une Maiſon en Ville & une Ferme de cette importance en Campagne, furent ſans doute tout l’avoir de ces Familles ſi diſtinguées de la Republique que j’ai dit être Originaires de Tuſculum. Caton depuis les nouvelles mœurs même, n’y voulut avoir que des poſſeſſions du champêtre des Anciennes [2]. Nous chercherions donc envain dans les ruines qui annoncent les plus ſuperbes Chateaux, leurs Maiſons de Campagne, ainſi que celle de Quintius que nous avons vu non moins que Cincinnatus de la même Maiſon, faire conſiſter la gloire

  1. Man. Curii nota Concio pernicioſum intelligi Civem cui ſeptem jugera non eſſent ſatis. Plin. lib. XVIII. cap. 3.
  2. M. Cato Conſularis & Cenſorius publicis jam privatiſque opulentus rebus Villas ſuas inexcultas & rudes ne Tectorio quidem prælitas habuiſſe dicit. A. Gallius noct. Att. lib. XIII. c. 22.