Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/29

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


be & Algide.


V. Idée du corps de Montagnes où ſont ces trois lieux, ſon état ancien, & moderne.

Je commencerai ſelon ma méthode, par en donner une idée. Ils ſe trouvent tous trois dans un canton qui mérite la mention la plus particulière. C’eſt un Corps iſolé de Montagnes douze Milles à l’orient de Rome. La réunion, ainſi que la qualité de tout ce qu’on peut délirer de la part de la Nature fait ſon premier prix. Hauts ſommets, vallées délicieuſes, coteaux rians, champs fertiles, bois majeſtueux, lacs merveilleux, eaux agréables, tout cela non ſeulement s’y trouve, mais le compoſe. Un ſecond mérite plus touchant encore que le premier, c’eſt que le bon air, & l’agréable frais, bannis de toute la plaine d’alentour ſur-tout des parties qui regardent la Mer & Rome, ſemblent s’y être réfugiés, & y avoir établi leur règne.

De là, l’ardeur dont les premiers habitans du Païs cherchèrent à s’y établir. Ce Corps de Montagnes ne laiſſe pas d’être aſſez étendu. Il s’éléve en rond ſur une baſe d’environ dix-huit Milles, ou ſix lieües de Diamètre. Le Côté qui regarde Rome qui eſt le Côté occidental, offre deux de ſes plus hauts ſommets. Ceux à droite plus aplatis s’appelloient Tuſculans de la Ville de Tusculum qui y fût bâtie ; ceux