Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/311

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Ce texte ainſi que l’on voit parle expreſſément de deux Temples, le premier élevé d’abord à la Fortune à la vérité, mais qui ne fut regardé enſuite que comme un lieu conſacré à une Divinité propre des Mères, & le ſecond qualifié ſeul de Temple de la Fortune. Les lieux de ces deux Temples différens ne ſont pas indiqués par le texte moins clairement que leur qualité. Le premier bati dans l’endroit, où le Préneſtin prétendu inſpiré dut travailler ſur les roches même, ne peut annoncer plus ſenſiblement la ſituation du Palais baronal, où ſi l’on veut de nouveaux emplacemens encore aujourd’hui, c’eſt en les taillant dans le Roc qu’on doit ſe les procurer. Le bel Olivier qu’on prétendoit avoir marqué la place du ſecond ne caractériſe pas moins le bas du Mont, ſeul propre aux productions. Il s’infère donc manifeſtement d’un tel texte de Cicéron & qu’il y eut deux Temples à Préneſte, & que ces deux Temples occupèrent les

    FORTUNÆ SITA ÆDES EST, mel ex olea fluxiſſe, Haruſpicesque dixiſte, summa nobilitate illas ſortes futuras, eorumque juſſu ex illa olea Arcam eſſe factam, caque conditas Sortes. Cic. lib. II. de Divin. num. 85. & ſeqq.