Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/346

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fourniſſoient à son Mont des vues que M. Cecconi me diſoit que notre Cardinal de Polignac trouvoit raviſſantes. On n’étoit pas moins agréablement ſurpris lorſqu’on en deſcendoit, de trouver que ce qui paroit une Plaine ſi unie d’enhaut, eſt coupé d’une infinité de petites Vallées qui font ressembler toute cette partie à une terre diviſée par la main de la Nature même en des juſtes poſſseſſions. Non moins excellente qu’agréable, la Campagne dont nous parlons étoit bien éloignée de n’être bonne que pour ces fruits dont on accuſoit les Préneſtins d’être ſi épris, je veux dire, les noix ; elle ne produiſoit pas ſeulement en abondance la Reine des Fleurs, qui tiroit un prix particulier de l’uſage qu’en faiſoient les Anciens, elle lui donnoit & une odeur qui en fit faire un parfum qui éclipſa les plus célèbres, & une durée qui la faiſoit trouver là lors qu’on l’auroit cherchée inutilement par tout ailleurs [1].

  1. Genera ejus… celeberrimam Nostri fecere Præneſtinam (roſam) & Campanam Præcox Campana, noviſſime debnet Præeſtina. Plin. lib. XXI. cap. 4. Rhodinum, (parfum fait de Roſes) Phaſeli diu placuit quam gloriam abſtulcre Neapolis Capua, Præneſte, Ibid. lib. XIII. cap. 1.