Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/38

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par-là même l’objet le plus spécial de l’acte de Réligion.


IX. Raiſon du double Lavinium.

Le trait ne ſe borne pas à nous aſſurer le fait du double Lavinium, nous y en appercevons la raiſon. Le premier auroit ſuffi, ſi la Victoire qui en fût l’époque, & dont il fût le monument avoit fini la Guerre ; mais nous avons vû l’occaſion que les Vaincus en prirent de la renouveller avec plus d’éclat en y faiſant entrer un Peuple puiſſant. Une Ville en plaine, & dans un lieu dépourvu, n’étoit pas d’une aſſez ſûre reſſource ; il fallut la tranſporter en un autre, où la défenſe eut l’avantage, & l’abondance qu’elle exige. Outre que cette ſeconde Ville ne fût conſtruite, que pour être la fortereſſe de la première, son objèt seul qui étoit de la ſupléer fut un motif de ne pas lui donner un autre nom. Ces deux Villes n’étoient pas auſſi éloignées l’une de l’autre qu’on ſe le figure d’abord. En éxaminant ces lieux, je vis avec la ſatiſfaction qu’on a lorſqu’on trouve ses conjectures confirmées que l’Hôtellerie que Civita-lavinia a juſque ſur le chemin de Neptune n’eſt qu’à peu de diſtance du chemin, qui étoit l’ancienne voïe Ardéatine qui conduiſoit auſſi à Lavinium ; qu’il eſt près-poſſible par là que