Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/419

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te de Virgile ; mais on s’est apperçu que s’il fournit quelque fois des lumières utiles ſur ſon Auteur, il n’eſt capable ſouvent que de le couvrir de ténèbres. L’erreur en laquelle il eſt tombé & où il a jetté par là, touchant le ſens d’Alta fut non ſeulement des plus groſſières, mais de plus inexcuſables. Elle fut groſſière par qu’il n’ignora pas comme Donati ce que c’étoit que la Méphite exhalée par Albunée, & que cela lui ſuffiſoit pour lui aprendre que cette ſource n’étoit pas ſur les Monts de Tibur, qui n’en offrent aucune de pareille, mais qu’elle ſe trouvoit dans la plaine ©ous cette Ville avec toute la qualité que Virgile a ſi bien exprimé par l’Épithéte de Sæva, c’eſt-à-dire, d’inſupportable. Et elle n’étoit moins inexcuſable parceque la moindre attention ſur les ſens d’Alta pouvoit l’inſtruire, que ſans Montagnes, l’épitéte pouvoit convenir à Albunée également dans la double qualité ſous laquelle ſon texte la repréſentoit, & ſous celle du plus beau des Bois maxima nemorum, par ce qu’il n’eſt rien de ſi naturel à une grand Forét que d’être haute, à en celle de sour ce parceque pluſieurs vers de Virgile lui