Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/454

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


de Tufculum. Un Tiburtinum s’infère d’une manière encore plus concluante du nom de Tibur qu’offre la même autorité. Nous ne devons donc faire aucune difficulté de l’avouer. Il a été déja dit où il n’étoit point, & il ſeroit bien agréable de pouvoir ajouter ici où il se trouva. Mon jugement, qui ne paſſera pas cependant la conjecture, ſeroit qu’il fut ſur le Mont d’Acori. Un tel lieu ne repond pas ſeulement par ſon élévation à la peinture que le trait d’Horace fait d’un Chateau qui s’appercevoit de Rome ; mais il offre des ruines qui reſpirent la grandeur qu’on veut trouver avec raiſon dans une habiration de Mécéne.


CXLIII. Tiburtinum de Vopiſque.

Après ce Tiburtinum du plus vanté protecteur des Lettres, l’ordre des dates exige qu’on paſſe à celui de Vopiſque. Ce dernier eſt bien propre à confirmer les reflexions que nous a fait faire le premier ; que ce n’eſt pas tant la faveur accordée par les Princes & par les Grands aux Sciences & aux Arts, que la ſagesse de les diriger à leurs vrais objèts qui en aſſure le prix. Les ſucceſſeurs d’Auguſte notamment les Caligula, les Néron, les Domitien, les Commode, & les favoriſerent