Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/485

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que fut par là l’idée, que les ruines de S. Antoine aïent pu être celles de la M. de C. d’Hor., on ne ſauroit dire la foi aveugle qu’on lui prêta. Nous avons vu Kirker ne pas ſe permettre la penſée qu’elles fuſſent celles du Chateau de Vopiſque, chercher laborieuſement celles-ci par tout ailleurs, & ſe plaindre de la meilleure foi du monde, de ne les avoir trouvées nulle part. L’Éveque de Tivoli qui laiſſa un MS. ſur Tibur eſt le ſeul qui n’ait pas ſacrifié au préjugé. D’après lui ſans doute Volpi ſembla rendre quelque hommage à la Vérité, en reconnoiſſant le Tiburtinum chanté par Stace aux ruines dont nous parlons : mais ce ne fut pas ſans dédomager l’erreur commune par trois propoſitions qui offrent un progrès de Paradoxes ſurprenant. La première eſt, que c’eſt le même Chateau qui appartint ſucceſſivement à Horace & à Vopiſque ; la ſeconde que c’eſt ce Chateau, qui fut la fameuſe M. de C. Sabine ſi célèbre chez Horace & la troiſième que c’eſt à ce Château que convienent tous les caractères de la M. de C. du Poëte.

La fauſſeté palpable de la première de ces propoſitions reſulte également de deux preuves l’une négative & l’autre