Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/496

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elle ſorte ; nulle ombre qui la couvre, nul ruiſſeau tant-soit-peu ſensible qu’elle forme, nul trait de reſſemblance en un mot avec la ſource qui eut la gloire d’être chantée par Horace. Mais ce n’eſt là qu’une préſomption contre le premier fait ateſté par Piazza. Pour aquérir la preuve poſitive de ſa fauſſeté, j’en fis une Enquête dans l’aſſemblée que l’arrivée d’un Curieux dans les petits endroits ne manque pas d’y former. Le réſultat fut que nul ſans en excepter l’Archiprêtre n’étoit instruit du nom que Piazza aſſure être ſi conſtant & ſi immémorial. La Fontaine en effet ſe trouvant à près d’un mille du Bourg, n’y eſt bien célèbre que chez les Femmes & les Filles obligées à aller quérir l’eau dans un lieu ſi incommode, ce qui ne les engage à rien moins qu’à lui donner des beaux noms.

Dans la même Comité où j’avois ainſi tiré au clair le premier fait, je demandai qu’on me conduiſît ſur la voûte de l’Égliſe pour ſavoir ce qui en étoit de ce que le ſecond a de plus conſidérable. On fremît de ma propoſition, & je n’en fus pas étonné lorſqu’arrivé au faîte de l’Églife, j’apperçus, au lieu d’une Voute que je pourrois parcourir librement, un platfonds de