Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/497

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vielles planches prêtes à céder ſous les pas qu’on ſeroit tenté de faire ſur elles, & de plus que le lieu étoit ſans lumière.

Une telle vue me décélant une partie du mystère de l’Inſcription ne fit que m’armer de courage pour le découvrir tout entier. Après avoir réfléchi un moment ſur la manière de l’accorder avec la prudence, la Lampe qu’on m’avoit apporté en bouche, m’aidant encore plus des mains que des pieds par le moien de la charpente, je pus me rendre aux lieux où étoient les apuis des toutes les poutres, & me convaincre qu’aucun n’étoit la pierre chargée de l’Inſcription en queſtion.

L’impoſture de Piazza est donc avérée : comme les moiens d’en empêcher la vérification ne purent pas être pris ſans un certain esprit, dont il doit être peu ſoupçonné, je penſerois qu’il n’en fut pas le premier auteur. Lorſqu’il exécuta la commiſſion de visiter les lieux que j’ai dit, la terre de Vacone avoit pour Seigneur ce M. Vaïni qui par ſes ſervices en France mérita d’être décoré des Ordres du Roi, & pour principal habitant un Prélat de Cour Romaine de la Mais. Clarelli de Rieti, à laquelle la Seigneurie de Vacone eſt tombée depuis. Ces deux MM. étoient perſuadés