Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/66

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Jupiter d’Albe. Un obſtacle qu’il y avoit c’étoit que ſoit éloignement de leur patrie ſoit reſſentiment contre les Dieux qui ne la leur avoient pas conſervée, les Albains paroiſſoient l’avoir oublié avec tous les autres. L’aller rouvrir pour ainſi-dire ſoi-même, c’eut été tomber dans le défaut qu’on vouloit éviter de montrer un empreſſement ſuspect ; il falloit donc le faire remettre ſur pied par les Albains même. C’eſt là ſans doute tout le Mystère de la pluye de pierres, & de la voix qui avertiſſsait les Albains de ne pas oublier plus long-tems leurs Religions, que nous avons vû.


XXI. Inſtitution des Féries Latines sur le Mont-d’Albe.

Le culte du Jupiter d’Albe n’eut pas plutot été rétabli par les Albains, que Rome propoſa d’en regarder le Temple non comme le Temple d’un lieu particulier mais comme le Temple général de tout le Latium. On choiſît pour faire cette propoſition le tems où l’on venoit de conclurre une grande alliance avec les Latins. L’objet n’aïant rien que de Saint, la circomſtance ne pouvant être plus favorable, le projet bien loin d’être rejetté fut reçu avec un aplaudiſſement général.


XXII. Notion fauſſe des Féries donnée par les Hiſtoires Romaines Françoises.

De là les Féries-Latines. Les Hiſtoires-Romaines Françoiſes ne peuvent être plus