Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/81

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Quoique l’autorité touchant la durée des Féries que nous venons de voir ſoit des plus préciſes, on ne doit pas manquer cependant de la combiner avec une autre non moins reſpectable qui eſt de Feſtus, & qui nomme fix jours des Féries. L’accord de ces deux témoignages ſe fait en diſant que le prémier n’a égard qu’à l’époqne & la lettre de l’inſtitution par Tarquin, & que le ſecond embraſſe tout ce qui dut la précéder, & puis la ſuivre. Celui-ci en effet nous aprend qu’il y avoit eu des Féries ſur le Mont-d’Albe bien avant Tarquin, que l’inſtitution de ce Roi par conſéquent ne conſiſta qu’à donner à ces Fêtes un nouvel objet, & une nouvelle forme. Les anciennes Féries avoient été de ſix jours, à quoi le nom de Féries a un trait marqué : les nouvelles quoique établies pour moins de tems purent d’autant plus facilement s’étendre à la même durée qu’on prolonge aiſément un tems agréable. On peut comprendre l’attachement qu’on avoit aux Féries par le trait qu’on lit dans Cicéron qui en aprennant à Atticus la mort de ſa Grand-Mère, lui dit : qu’une de ſes cauſes avoit été la crainte d’un trouble