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A. CHEVALLIER.

de ce café est due à la combinaison de plusieurs sortes, la séve étant double présente aux consommateurs une économie de moitié.

Une demi-once suffit pour une forte tasse. Prix de la boite, 1 fr. 50 ; on reprend la boite pour 30 cent.

Le consommateur est prévenu qu’une boite est indispensable pour la bonne conservation de ce café.

Soumis à la dégustation, ce café sans être additionné, comparé avec d’autres cafés de bonne qualité torréfiés convenablement, est inférieur en goût, il n’a pas l’arome de la fève du café, mais un goût particulier acide, puis amer, rappelant le caramel.

Dégusté après avoir été additionné de lait, il n’a pas la bonne saveur des cafés au lait préparés avec les cafés. Cependant il donne au café au lait une couleur plus brune, couleur que ne donne pas l’infusion de café qui n’a été additionnée d’aucune substance étrangère au café.

Examiné, on a vu que ce café donne 6gr,40 de cendres ; les bons cafés en donnant 5gr,10.

100 grammes de ce café donnent 46 grammes d’extrait.

Le café sans addition en fournit beaucoup moins.

Nous ne pouvons dire que le café que nous avons examiné est le résultat d’un mélange de diverses sortes de café, puisqu il est en poudre, qui, lors de la torréfaction, qui n’a pas eu lieu à la vapeur, a été enrobé avec une matière sucrée qui, pendant l’opération, a passé à l’état de caramel.

Ce café ne peut donc prendre le nom de café saccharin ni sacchareux, il ne peut être annoncé comme torréfié à la vapeur, car l’administration qui s’occupe de la réglementation de la vente des cafés, pourrait intervenir et considérer ces annonces comme une tromperie sur la nature de la marchandise.

Ce café est un café enrobé pendant la torréfaction, méthode qui a été employée par les Hollandais et par les Belges, puis par R… (de Chartres), puis au Palais-Royal, enfin, par un