Aller au contenu

Page:Claretie - Édouard Pailleron, 1883.pdf/31

La bibliothèque libre.
Cette page a été validée par deux contributeurs.

résistible comédie, il publiait dans la Revue des Deux Mondes un joli pastiche du xviiie siècle, Trumeau, autorisait la représentation du Narcotique, un caprice littéraire d’un charme pimenté, et, comme préface à sa grande pièce, faisait réciter par Mlle Reichemberg et Mlle Samary cette jolie bluette, Pendant le bal. Le Théâtre chez Madame allait réunir bientôt, avec quelques poésies pénétrantes et émues, ces fragments de choix. Édouard Pailleron arrivait décidément à la date victorieuse de sa vie. Dans un article du Figaro M. J.-J. Weiss, avec toute son autorité et sa finesse, déclarait que Trumeau et le second acte de l’Âge ingrat étaient des chefs-d’œuvre de langue moderne, ailée et pittoresque. C’était bien la veille d’Austerlitz.

Austerlitz, ce fut, au mois d’avril 1882, le Monde où l’on s’ennuie. Quel succès ! Il dure encore. Et quel tapage ! Il n’est pas apaisé. Quels reproches aussi ! « La pièce n’est pas du genre du Théâtre-Français ! » disaient quelques-uns. Il y a donc des pièces du genre Théâtre-Français ? Il faut donc rire et faire rire d’une certaine manière ?

Dans un de ses feuilletons suprêmes, Paul