Page:Claudel - Le Pain dur, 1918.djvu/81

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Lumîr

Je sais que vous êtes en correspondance avec elle.


Louis

Oui. Et vous voyez que je m’en trouve bien.


Lumîr, dure.

Louis, j’ai demandé à votre père cet argent que vous me devez, et celui qui vous est nécessaire.

J’ai fait le siège du vieillard par tous les bouts et je crois que Sichel m’a aidée de son mieux.

En vain.


Louis

Il ne fallait pas demander d’argent. Il fallait que ce soit lui au contraire qui nous en offre.


Lumîr

On ne peut pas le tromper. Il sait très exactement où nous en sommes.


Louis

C’est pourquoi vous avez essayé d’un autre moyen ?


Lumîr

C’est vrai. Il a bien voulu m’offrir sa main hier soir.


Louis

Et vous avez l’intention de l’accepter ?


Lumîr

C’est un homme irrésistible.