Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/128

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nebres, elle appréhende que tous les objets qu’il éclairoit, ne ſe ſoient perdus avec lui : elle oſe à peine changer de place, il lui ſemble que la terre va manquer ſous ſes pas. Mais au moment qu’elle cherche à la reconnoître au toucher, le ciel s’éclaircit, la lune répand ſa lumiere, une multitude d’étoiles brille dans le firmament. Frappée de ce ſpectacle, elle ne ſait, ſi elle en doit croire ſes yeux.

Bientôt le ſilence de toute la nature l’invite au repos : un calme délicieux ſuſpend ſes ſens : ſa paupiere s’appeſantit : ſes idées fuyent, échapent : elle s’endort.

à ſon